Si les 6 Heures de Spa-Francorchamps ont délivré une course haletante en LMP1 du fait des nombreux accrochages et problèmes techniques, cela a aussi été le cas en LMP2 où quatre équipages ont brigué la victoire jusqu'au bout.

C'est finalement l'Alpine n°36 de Nicolas Lapierre, Stéphane Richelmi et Gustavo Menezes qui l'a emporté, non sans mal.

Qualifiés deuxièmes de la catégorie LMP2, les pilotes Signatech Alpine se sont maintenus au troisième rang pendant les deux premières heures de course. Les incidents ont joué un grand rôle puisque les deux prototypes qui les devançaient ont rencontré des problèmes : la G-Drive n°26 a subi une crevaison alors que la Manor n°44 a été percutée par une Rebellion avant de connaître des problèmes de freins.

L'Alpine n'a pas été épargnée non plus, Richelmi perdant quelques secondes lorsqu'il a été heurté par l'Audi n°7, mais Gustavo Menezes et Nicolas Lapierre ont tout de même fait la course en tête jusqu'à ce que l'intervention de la voiture de sécurité relance le suspense à une heure de l'arrivée.

Un dépassement d'anthologie

Alors que quatre LMP2 se tenaient en moins de dix secondes en tête de la catégorie, Lapierre a fait la différence en creusant l'écart à un rythme incroyable avant un rapide arrêt au stand et un superbe dépassement à l'extérieur sur l'ESM de Pipo Derani pour la victoire.

"C’était une belle course mais nous n’avons jamais pu nous relâcher !" souligne le Français."Certes, nous avions une minute et demie d’avance, mais l’entrée de la voiture de sécurité a ruiné notre stratégie. Il fallait alors attaquer pour creuser un écart avant de faire un ‘splash’ dans les derniers tours."

"Mon dépassement sur Derani était assez sympa, j’ai vu que je pouvais profiter de la présence d’un retardataire pour le surprendre. Je suis content pour l’équipe qui a fait un super travail, mais aussi pour mes équipiers qui ont beaucoup progressé. Nous devons encore travailler pour gagner en vitesse pure, notamment pour les qualifications."

Louanges pour Lapierre

Les coéquipiers de Lapierre ont chanté ses louanges, après cette victoire remportée à la force du poignet. Stéphane Richelmi, par exemple, n'était pas confiant lorsque la voiture de sécurité est entrée en action.

"À un peu plus d’une heure de l’arrivée, j’étais en train de dire qu’il pouvait encore se passer beaucoup de choses lorsque j’ai vu la voiture de sécurité qui entrait en piste après l’accident dans le Raidillon", relate le Monégasque. "La situation devenait plus compliquée pour nous, mais Nicolas a fait la différence. On voit toute son expérience de l’Endurance dans ce genre de situation !"

"De mon côté, je pense avoir bien progressé depuis Silverstone et je dois remercier l’équipe pour son aide."

"Nous étions un peu tendus", ajoute Gustavo Menezes, "car nous risquions de perdre la victoire en cas de nouveau grain de sable. Nicolas a été exceptionnel. Non seulement il nous apporte beaucoup en dehors de la voiture, mais il sait aussi faire la différence derrière le volant. C’est génial de repartir en tête du championnat !"

Grâce à cette victoire, l'équipage de l'Alpine n°36 dispose de 37 points au compteur, tout comme la RGR Sport by Morand n°43. Quant à la n°35, elle a été contrainte à l'abandon, suspension arrière cassée suite à un contact avec un retardataire.

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