En dépit d’une nouvelle réglementation technique relativement simpliste, la catégorie, proscrite aux grands constructeurs, reste relativement complexe à décrypter. La lutte y faisant rage doit pourtant inciter à s’y attarder.

La motorisation – un V8 essence atmosphérique produit par le britannique Gibson – étant imposée, chaque équipe a dû choisir, à l’aube de cette saison 2017, parmi quatre châssis autorisés : ceux des français Oreca et Ligier, de l’italien Dallara et du nord-américain Riley-Multimatic. Une démarche censée limiter les coûts autant que l’écart de performances d’une voiture à l’autre.

Ce seront donc les hommes qui feront plus que jamais la différence. Car vous l’aurez compris, dans ces conditions, même l’Alpine A470 n’en est pas vraiment une. L’écurie berrichonne, Signatech, à laquelle la marque tricolore fait confiance pour faire courir ses deux voitures sous son illustre patronyme est en revanche championne du monde d’endurance en titre et fait bel et bien partie des équipes de pointe. Les “bleus” souffrent néanmoins jusqu’ici de la concurrence de structures tout aussi affûtées.

A commencer par le Jackie Chan DC Racing, leader au championnat avant Le Mans. Si l’équipe porte le nom de son plus précieux soutien, le célèbre acteur chinois, ses deux prototypes sont en réalité exploités par Jota Sport, autrefois partenaire privilégié d’Audi Sport et “incubateur” de jeunes pilotes de talent pour la marque aux anneaux.

En provenance de la catégorie reine LMP1, Rebellion, auteur de deux podiums en autant de courses cette saison, maîtrise également à merveille la science de la course et se paie le luxe d’associer Nicolas Prost et Bruno Senna sur l’une de ses deux voitures. A défaut de grands constructeurs, le LMP2 recèle donc de grands noms…

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