Alpine n'a pas l'intention pour le moment de s'engager en Championnat du monde des Rallyes - WRC -, a précisé Bernard Ollivier, le Directeur de la Société des Automobiles Alpine. La marque sportive du groupe Renault, dont le premier modèle sera lancé en 2016, souhaite cependant poursuivre son engagement en Endurance et étudie la faisabilité d'un programme Grand tourisme.

" Alpine ne reviendra pas en rallye car aujourd’hui la réglementation n’est pas adaptée à notre futur modèle ", précise le français dans une interview accordée au site de L'argus. " Nous poursuivrons en endurance et le grand tourisme est une potentialité. "

Présent en ELMS depuis 2013, Alpine y rencontre un fort succès avec le titre l'an passé, et la première place actuellement détenue par l'écurie française. La marque dieppoise a également participé aux 24 Heures du Mans en catégorie LMP2 avec le premier podium décroché cette année.

 Si Alpine se doit aujourd'hui d'être en sport automobile pour occuper le terrain médiatique avant le lancement de son premier produit, elle poursuivra son engagement au-delà de 2016. Une marque de voitures de sport doit en effet nécessairement être présente en compétition.

" Nous avons la compétition chevillée au corps. Comme Porsche et Ferrari, Alpine est une marque née par et pour la compétition. D’ailleurs le client achète un imaginaire lié à la compétition ", explique très justement Bernard Ollivier.

Et cela d'autant plus qu'Alpine vise un marché international, avec en particulier des pays comme le Japon et la Russie. En ce sens, le sport automobile est un excellent vivier pour faire connaître sa marque à travers le monde.

" On attend logiquement en France un " effet Alpine " au moment du lancement commercial avec un objectif que l’on estime entre ¼ et un 1/3 des 3000 ventes mondiales espérées par an, même si le marché de la voiture sportive ne représente qu’un faible volume ", explique le Directeur des Sociétés Automobiles Alpine.

" Il faut qu’on aille en Asie, Alpine peut d’ailleurs s’appuyer sur une forte notoriété au Japon. La Russie est également visée ", poursuit-il.

Quant à ceux qui s'inquiètent de la solidité du projet suite aux départs de Carlos Tavarès et Caterham, Bernard Ollivier rassure : " c’est avant tout le projet du groupe Renault. Il a évolué non pas parce que Carlos Tavares est parti mais parce que la donne a changé avec notre ex partenaire Caterham ".

" Le projet a été porté à bout de bras par Carlos Tavares mais il n’en demeure pas moins qu’il a été assumé par notre président Carlos Ghosn ", ajoute-t-il.

D'ici 2016, Alpine a déjà de nombreux défis à accomplir, sur le plan sportif tout d'abord, avec un second titre en ELMS, et en coulisse, avec la poursuite du développement du nouveau modèle que l'on annonce comme présentant " une très forte image, légère, agile, performante à tout point de vue avec un rapport prix/prestation imbattable ". On a hâte de voir ça !