Vincent Capillaire 2

Pouvez-nous faire un bilan de votre saison même si celle-ci a été écourtée ?
« J'ai commencé à faire du LM P2 en 2014. Cette année, c’était l’étape supérieure avec l’accès au niveau mondial. En 2015, le niveau est monté d’un cran en termes de performance et c’était vraiment génial de pouvoir se mêler à toutes ces bagarres. Nous avons mal démarré la saison avec un abandon dès Silverstone qui ne nous a pas permis d’avoir des informations sur le comportement des pneus en course. Puis nous avons su rattraper notre retard et faire évoluer notre voiture. Cette derrière, même si elle n’est pas dans les plus récentes, permet de réaliser de belles performances. L’équipe a bien travaillé, elle est extra sur le plan technique et humain. De plus, porter les couleurs Alpine est juste exceptionnel. Cela fait un petit peu « commando » franco-français avec une équipe, des pilotes, une voiture et un châssis bleu blanc rouge au niveau mondial ! Ce fut donc une superbe année même si je n’ai pas pu courir les dernières manches, mais il faut aussi savoir s’effacer pour pouvoir mieux rebondir. »

 On a pu le revivre dans le film officiel des 24 Heures du Mans. La grosse déception restera votre abandon lors de cette course…
« Tout à fait ! C’est tellement de travail en amont, des semaines, des mois de préparation pour l’ensemble d’une équipe. Nous, en tant que pilotes, portons toute la somme d’énergie que représente les mécaniciens, les ingénieurs, les partenaires sur nos épaules. Les 24 Heures du Mans, c’est le grand moment de l’année, donc ne pas aller au bout est très dur. Il y a eu une petite erreur de mon coéquipier avec de lourdes conséquences. C’est dommage car nous nous battions pour le podium. Quand je revois les images du film, j’ai un petit peu d’amertume et je n’ai qu’une envie : être en juin prochain ! »

Pourquoi n’avez-vous pas pu finir la saison avec Signatech Alpine ?
« En effet, je n’ai pas pu disputer les deux dernières courses. D’abord parce que j’avais des obligations professionnelles et sportives qui m’en ont empêché. La base du contrat reposait de toute façon sur six courses, c’était prévu. Ensuite, il faut aussi savoir faire ce qu’il faut pour que la suite soit meilleure et pour mieux rebondir. »

Vous venez d’assister à la projection du film officiel des 24 Heures du Mans. Quel est votre avis sur ce dernier et est-ce fidèle à la semaine que vous avez vécue ?
« C’est incroyable comment en 1 h 30 de film, on arrive à revivre l’intégralité des 24 Heures du Mans. Toute l’atmosphère y est retranscrite car Le Mans, c’est une fête. Pour les pilotes, c’est l’événement le plus important de l’année, mais c'est aussi le cas pour tous les membres de l’équipe ainsi que pour les milliers de spectateurs. C’est un vrai moment de partage. »

Interview de Vincent Capillaire par David Bristol ACO