Alpine vise une participation au Championnat du monde d'Endurance

Article de Confidential Renault:

Il y a quninze jours, Alpine remportait pour la seconde fois consécutive le titre de Champion d’Europe d’Endurance à l’occasion des 4 Heures d’Estoril d’ELMS. La marque sportive du groupe Renault a ainsi pu amplement prouver sa valeur sur la scène européenne. L’heure est donc venue de passer à la vitesse supérieure et de s’attaquer à un plus gros morceau : le championnat du monde.

La Direction d’Alpine et de l’équipe Signatech-Alpine confirment ainsi leur intention d’engager en 2015 une voiture en WEC et l’autre en ELMS. L’objectif est simple : faire connaître la marque à travers le monde et défendre ses titres en terres européennes. Alpine espère également pouvoir faire courir deux voitures aux 24 Heures du Mans 2015.

" Le lancement de la nouvelle Berlinette se rapproche – début 2016 –, on doit l’intégrer dans les futurs challenges de 2015 ", affirme Bernard Ollivier, Directeur des Automobiles Alpine, à Autonewsinfo.com. " Et s’intéresser au calendrier du Championnat du monde d’endurance WEC. Il y a des pays potentiels qui nous intéressent, la Chine, le Japon, les pays du Golfe. On réfléchit donc avec Philippe Sinault autour de l’idée d’aligner une voiture en WEC et toujours une aussi en ELMS. Avec deux Alpine au Mans. Mais cela dépendra naturellement des budgets. "

Philippe Sinault, Team Principal de Signatech, l’écurie qui s’occupe des Alpine en ELMS, précise au site Endurance-info.com qu’une décision sera prise fin novembre sur le contenu du programme 2015 de la marque dieppoise. " Nous allons devoir trancher pour 2015. On en saura plus fin novembre. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes en avance sur le planning par rapport à l’année passée. La sérénité est de mise. Le programme 2015 peut passer par une auto en FIA WEC et une en ELMS. Il faut discuter avec les partenaires ", déclare-t-il au site spécialiste de l’Endurance.

Alpine souhaite poursuivre en LMP2 pour 2015 mais n’a pas choisi le châssis. L’utilisation de l’actuelle mais vieillissante Oreca n’est pas certain. Construire sa propre voiture n’est toutefois pas à l’ordre du jour.

" On a vu cette saison que les châssis conçus par ORECA Technology étaient encore compétitifs, mais d’autres choix sont à l’étude comme le passage à une auto fermée ", explique le Team Principal de Signatech-Alpine. " L’idéal serait de construire notre propre auto, mais ce n’est pas quelque chose d’envisageable actuellement. "

Sur le plus long terme, Alpine réfléchit à sa stratégie marketing et donc à son implication sportive. Une chose est sûre, l’avenir se conjuguera avec l’Endurance. Reste à voir les modalités. Un engagement en LMP1 (face à Porsche, Audi, Toyota et prochainement Nissan) et en GT sont sérieusement étudiés.

" C’est encore bien trop tôt pour un tel projet (une Alpine en GT, ndlr) ", estime Philippe Sinault à Endurance-info.com. " Si cela devait se faire, l’idée serait certainement de se diriger vers le GTE plutôt que le GT3 car il y a des envies de 24 Heures du Mans. La marque Alpine est liée au Mans. "

Quant au LMP1, le français confirme son intérêt. " Pour Alpine, la catégorie LM P1 est cohérente et un jour il faudra se poser la question. Toutefois, c’est prématuré de faire une telle projection. Ce qui est sûr, c’est qu’Alpine est là pour un bon moment. ", conclut-il.

Voir Alpine en LMP1 serait certainement l’aboutissement du lancement de la marque sur la scène sportive. Celle-ci pourrait en plus bénéficier du savoir-faire de Nissan (présent dans la catégorie en 2015) et de Renault Sport F1 pour développer une auto performante.

Alpine ne souhaite cependant pas griller les étapes et elle a bien raison : les succès acquis en 2013 et 2014 en ELMS offrent déjà une belle visibilité au constructeur. Pour les supporters en tout cas, le retour de la marque dieppoise et les perspectives futures ont de quoi rendre heureux. Vivement la suite !