Podiums A470 WEC 2019-2020

Alpine A470 Pierre Thiriet 2018
 

Nom : Pierre Thiriet

Equipe : Signatech Alpine Matmut sur l’Alpine A470 n°36 (LMP2)

Nombre de participations : 7

Meilleur résultat : 6e au général, 2e en LMP2, sur la Ligier JS P2 n°46 de Thiriet by TDS Racing en 2014 avec Ludovic Badey et Tristan Gommendy.

 

Regardiez-vous les 24 Heures du Mans à la télé quand vous étiez jeune ? Etiez-vous intéressé ? 

« Oui et c’est même une course sur laquelle je suis allé physiquement plusieurs fois avant d’y participer et avant même de penser y participer un jour. Je me rappelle surtout de 1998. Je suis un fan de Porsche et, cette année là, la 911 GT1 qui l’emporte ! La première fois que je suis venu au Mans, c’était avec Luxury Racing et l’un des pilotes sur l’autre voiture n’était autre que Stéphane Ortelli, le vainqueur 1998 ! C’est avec lui que j’ai fait mon premier tour du circuit du Mans en scooter. Un joli clin d’œil : un beau souvenir d’enfance, Porsche qui gagne, un Français qui l’emporte et quelques années plus tard, c’est lui qui m’apprend le tracé ! »

Quels sont vos premiers souvenirs des 24 Heures du Mans en tant que pilote ? 

« C’était en 2011 sur une Ferrari 458 avec François Jakubowski et Anthony Beltoise en GTE-Pro (Luxury Racing, abandon à 6 heures du matin, sortie de piste). Je me rappelle surtout de mes tours de nuit, un moment magnifique et magique. Être dans une voiture de course sur le circuit des 24 Heures du Mans, de nuit, c’est juste dingue. Il y a aussi cette ambiance si spéciale que l’on ne retrouve qu’au Mans. »

Quel est votre équipage rêvé, vous y compris ?

« Il y en a plein de pilotes avec lesquels j’aurais voulu rouler. Je citerais de nouveau Stéphane Ortelli. J’ai adoré rouler avec Mathias (Beche) pendant des années, j’ai un feeling particulier car c’est avec lui que j’ai démarré l’endurance. On s’entend vraiment bien et c’est quelqu’un que j’apprécie. Je ne serais pas contre d’ailleurs refaire des courses avec lui. »

Quelle est la voiture que vous auriez aimé piloter aux 24 Heures du Mans ?

« Bien entendu, je dirais cette Porsche 911 GT1 de 1998. Je citerais aussi deux voitures qui m’ont fait absolument rêver : la Toyota GT One dont j’étais absolument fan et la Panoz, aussi bien la version GT que proto. Ces voitures étaient juste magiques. Je pense que plus jamais on ne reverra ce genre d’autos et je suis heureux d’avoir pu vivre ça quand j’étais gamin. Et le son des Panoz était…dingue !  »

Quel pilote des 24 Heures du Mans vous a fait rêver ?

« Tom Kristensen ! Il a toujours été très régulier et est resté au top niveau. Il a gagné tellement de fois les 24 Heures du Mans qui est la plus grande course dans le monde. Il arrive à tout mettre en place, il est dans la bonne équipe, il pousse dans le bon sens avec ses coéquipiers et son écurie pour être tout le temps au top. Certes, ce n’est pas celui qui fait rêver sur un tour de qualif par exemple mais sur la longévité, le boulot accompli, c’est fabuleux. On l’appelle Monsieur Le Mans, il porte bien son surnom et le mec est exceptionnel. »

Article EI


 Alpine Le Mans 2018 Pierre Thiriet

Vous êtes l’un des pilotes symboles de la catégorie LMP2, vous avez vécu sa montée en puissance technique et médiatique : quel regard portez-vous sur elle ?
« C’est indéniable, la catégorie n’a cessé de prendre de l’ampleur, à tous les niveaux. Auprès des fans, des équipes, des partenaires. C’est une excellente chose car le LMP2 permet à des pilotes de tous horizons de se battre avec des machines très proches les unes des autres en performances. C’est précisément cet aspect qui me motive chaque année : affronter des équipes et des équipages très compétitifs, à matériel équivalent, sur des courses et des circuits fantastiques. Entre le WEC et l’European Le Mans Series, il y en a pour tout le monde. »

Aux 24 Heures du Mans, il faut se préparer à ce que l’impossible se produise !

La catégorisation des pilotes est un sujet aussi sensible qu’important ?
« C’est un point fort du LMP2. On y retrouve d’anciens pilotes de F1, des jeunes qui viennent directement de la monoplace, des expérimentés au palmarès long comme le bras en endurance et des pilotes plus modestes par leur carrière mais très pro dans leur approche. Soit un panel de concurrents redoutables face à qui nous devons être préparés à la perfection. Dans ce contexte, notre premier adversaire est avant tout nous-même. C’est paradoxal de ne pas se focaliser sur la liste des engagés de la catégorie, alors que celle-ci regroupe pléthore de candidats à la victoire. Pourtant, avec des chronos aussi proches et autant de participants, il faut avant tout se connaître soi-même, connaître sa voiture, ses limites, être sûr de ne rien laisser au hasard pour partir à l’attaque dans les meilleures conditions. Car, aux 24 Heures du Mans, il faut se préparer à ce que l’impossible se produise ! »

En compagnie de Nicolas Lapierre et André Negrão, ses équipiers chez Alpine, Pierre Thiriet tentera de faire mieux que son meilleur résultat signé jusqu’ici dans la Sarthe, 2e de la catégorie LMP2 en 2012 et 2014. Au jeu du poker menteur, l’ambition de victoire n’est évidemment pas évoquée pour l’heure, mais nul doute qu’elle fera son chemin d’ici la course.

Article ACO